Sécurité des données : les mesures d'hygiène pour protéger votre système d'information

25 juillet 2018


Des mesures dites d’ « hygiène » constituent un socle permettant de protéger la plupart des systèmes. La CNIL et l’ANSSI fournissent des catalogues pour vous aider à les mettre en œuvre.

Pourquoi  des mesures d'hygiène  ?

  • La plupart des mises en demeure et des sanctions prononcées par la CNIL visent des défauts de sécurité. Pourquoi ? Parce que ces bonnes pratiques ne sont souvent pas mises en œuvre.
  • Les spécialistes en matière de sécurité des systèmes d'information s’accordent sur les mesures qu’il convient absolument de mettre en œuvre avant même de penser à protéger spécifiquement les systèmes particulièrement sensibles. 

Le RGPD intègre une obligation de sécurité

L'obligation de sécurité des données personnelles est prévue à l'article 32 du RGPD. Les sanctions peuvent atteindre jusqu'à 10 M€ ou 2% du chiffre d'affaires annuel mondial.

L'essentiel à comprendre :

  • la sécurité doit être proportionnée aux risques : le des membres d’une association sportive demande certainement moins de sécurité que des bases de données médicales ;
  • les risques concernent :
    • les accès non autorisés (confidentialité),
    • les modifications non désirées (intégrité)
    • les disparitions de données (disponibilité) ;
  • la source de ces risques peut être interne ou externe, et accidentelle ou délibérée : il peut s’agir d’employés ou visiteurs, mais aussi de concurrents, d’attaquants malveillants, voire du crime organisé ; et il faut tenir compte des pannes (serveurs, climatisation, etc.), des sinistres (inondation, incendie, etc.) et autres incidents (casse, mauvaise manipulation, etc.), comme des actions volontaires (vol d’ordinateur, attaque informatique, etc.) ;
  • la pseudonymisation et le chiffrement ne sont que des exemples : il s’agit de bonnes pratiques qui peuvent être pertinentes dans vos systèmes, mais il ne s’agit pas des seules mesures à envisager.